A la veille de la Première Guerre mondiale, les colonies arméniennes d’Europe occidentale se limitent à quelques milliers de personnes, essentiellement des négociants, quelques réfugiés politiques et des étudiants, établis à Marseille et Paris. Dès cette époque, on compte néanmoins deux branches de l’UGAB : une à Marseille (fondée en septembre 1910 avec comme président Hagop Sélian) et une seconde à Paris (fondée en décembre 1911 par Sérovpé Sevadjian).

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Le transfert du siège de l’UGAB à Paris, en 1922, parallèlement à l’arrivée massive d’environ soixante mille Arméniens entre 1922 et 1925, a soudain donné à la France un rôle prédominant au sein de l’UGAB. D’autant que les régions où se trouvaient concentrées l’immense majorité des réfugiés arméniens, la Syrie et le Liban, se trouvaient sous mandat français.

Le fait que le Conseil central de l’UGAB siégeait à Paris, square Alboni, ne doit toutefois pas nous faire perdre de vue que les communautés arméniennes établies en France étaient, dans l’entre-deux-guerres, guère mieux loties que celles du Proche-Orient, vivant elles-aussi dans des camps manquant cruellement du confort le plus élémentaire. Autrement dit, les besoins en matière d’éducation et de santé restaient très importants et l’UGAB y a, comme ailleurs, consacré plusieurs programmes humanitaires. La fondation de nouvelles branches de l’UGAB dans les centres à forte concentration arménienne s’est faite là où des programmes étaient développés :

• Nice avril 1926, sous la présidence d’Elisabeth Nahabèd.
• Saint-Chamond mai 1927, sous la présidence de Sarkis Kébabian.
• Lyon mai 1928, sous la présidence de Stépan Tchakmakdjian.
• Saint-étienne septembre 1929, sous la présidence de Karékin Saraydarian.
• Vienne mars 1930, sous la présidence d’Antranig Tchidémian.
• Grenoble mai 1931, sous la présidence de K. Bédrossian.
• Valence mai 1931, sous la présidence de B. Pachayan.

En 1928, Boghos Nubar a créé deux institutions qui restent jusqu’aujourd’hui emblématiques de l’action de l’UGAB en France : la Bibliothèque arménienne, fondation Nubar et la Maison arménienne Marie Nubar de la Cité internationale universitaire.